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De la problématique du déroulement d’une carrière politique.
Publié le 18 mars 2010 à 21:41 par
 
 
 

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La mort de la culture de parti unique, avec son corollaire, l’expression du culte de la personnalité, contre indique aux responsables politiques un déroulement de carrière sans légitimité ou sans représentativité. Les média, souvent, problématisent la légitimité et la représentativité politiques. Et l’on constate l’invocation pour la relève générationnelle de sa puissance de feu, de sa force de frappe. Enfin, de sa capacité à évoluer dans une démocratie sociale et participative. La pratique politique actuelle au SENEGAL contre indique, avec juste raison, la présence de dirigeants sans envergure géopolitique. Certains exemples, assez éloquents, du reste, conduisent à un questionnement fondamental. A savoir comment mesurer la légitimité des responsables politiques au SENEGAL.


Léopold Sédar SENGHOR, Lamine GUEYE, Cheikh Anta DIOP, Abdoulaye LY, Majmouth DIOP (pour ne citer que ceux-là) et Abdoulaye WADE ont marqué véritablement, en tant que leaders, leur époque. Ceux des années 70,80 et 90(à l’exception d’Abdoulaye WADE) n’ont pas réussi à continuer. Car le recours à des coalitions et à des fronts illustre, parfaitement, les limites de ce leadership né entre 1968 et 2000. Mamadou DIA, Seydou CISSOKHO puis Amath DANSOKHO, Babacar SANE puis Abdoulaye BATHILY (et les autres se réclamant de la même obédience comme Landing SAVANE) ont contribué à la conscientisation collective. Ce qui a débouché, avec bonheur, sur la promotion de la démocratie participative et la liquidation définitive de la culture de parti unique.

L’Alternance en 2000 est venue consolider la démocratisation, bien que certaines poches de culture de parti unique continuent à exister. D’autant que des leaders issus du recrutement administratif estimaient constituer la relève générationnelle. Le recours à la légitimité politique et à la représentativité populaire devient normal. Pour conformer les critères afférents au choix des responsables devant occuper des positions et des rôles politiques. Au terme des ruptures opérées au cours du septennat 2000-2007 et de l’amorçage de l’émergence pour la modernisation économique et sociale du Sénégal programmée dans le quinquennat 2007-20012.

Me Abdoulaye WADE, secrétaire général du P.D.S et Chef de l’Etat du Sénégal n’a, en aucune façon, droit à l’erreur ou à l’échec. Parce que élu au suffrage universel direct et (en 2007) au premier tour.

Cette redoutable et cruelle responsabilité l’oblige à créer au sein de la formation politique dont il reste leader des critères de choix objectifs et solides. Cela l’aidera à éviter des situations d’atterrissages forcés, comme celles très regrettables d’Idrissa SECK et de Macky SALL.

Il ne serait pas impertinent de noter l’accentuation des initiatives offensives de l’opposition, des organisations de la société civile, des organisations syndicales et, même, du retour en zone de certains hommes politiques considérés comme amortis.

La poursuite des transformations nées des ruptures commandées par la survenue de l’Alternance conduit, obligatoirement, à une restructuration pour renforcer l’efficacité tactique de la Mouvance.

Il s’agit, maintenant, de résoudre l’équation représentativité et compétence avant d’occuper des positions. Parce que l’offensive et la riposte sont à renforcer au niveau de la majorité présidentielle. Car elle assure, désormais, les charges conférées par l’Alternance.

Ce motif justifie l’élargissement des bases de recrutement de la mouvance présidentielle qui doit conduire à un repositionnement objectif. Et à un choix judicieux des responsables devant animer les instances verticales. Convoquer le passé en vue de valider une légitimité est, certes, acceptable. Mais prévoir l’avenir en le manageant au présent ou en anticiper relève, surtout, de la planification et de la programmation. D’autant plus qu’au Sénégal le niveau du plateau politique devient de plus en plus élevé. Le discours politique, le plaidoyer économique et les exigences en professionnalisme nécessitent, au niveau de l’offre politique, une rigueur qui ne tolère aucune carence et demande une performance soutenue.

L’intégration, par ailleurs, des impératifs de la gouvernance mondiale et de la présence du Sénégal à l’Union Africaine appelle, désormais, la mouvance présidentielle à mettre en action une élite représentative et compétente.

Le Secrétaire Général National du PDS engage une redistribution qui aide à opérer une adéquation devenue nécessaire. Sans remettre en cause les acquis au cours de la féroce lutte menée entre 1974 et 2000. Et sans méconnaître le mérite des fondateurs et des compagnons. La nécessité de réaliser l’adéquation en question participe, simplement, de la modification des rapports de force politiques au Sénégal. De l’arrivée de responsables politiques de profil et de culture nouveaux. Et de la déstructuration, de fait, de l’électorat. Compte tenu des fluctuations de la démographie qui renferme une part importante de jeunes.

Recruter et fidéliser l’électorat demande la mise en opération d’une synergie déployée par des responsables capables. Surtout s’il faut convaincre une opinion matraquée par un contre pouvoir qui distille, sans arrêt, la désinformation et l’agitation.

La coalition au pouvoir est, certes, agressive en actions électorales. Cependant sa communication, son agressivité en riposte et sa promptitude en offensive sont perfectibles.

Un plan d’occupation du terrain, un management d’une proximité horizontale, une réflexion sous forme de laboratoire d’idées, une riposte offensive et une préservation des zones d’influence sont devenus nécessaires. Pour contrer certaines tentatives du contre pouvoir et, même, des frustrés libéraux qui cherchent à installer un délitement de l’autorité ou une situation de non-Etat au Sénégal.

Admettons les changements nés de la démocratie participative et de la communication. Ce qui conduit à un nouveau positionnement qui ne consiste, guère à changer des têtes. Mais à rationaliser l’occupation des positions politiques relatives au management de la compétitivité et de la productivité au niveau de la mouvance et au niveau du pouvoir.

Un déficit criard en communication politique, exacerbé le plus souvent par un mutisme désolant, caractérise la formation libérale qui ne sait se battre qu’à l’interne. Alors que l’opposition boycotteuse a systématiquement recours à l’instrumentalisation de certaines organisations de la société civiles, du mouvement associatif et des forces confrériques. Sans qu’il n’y ait réplique ou déploiement de riposte adéquats.

Des établissements du service public national sont devenus, de fait, la chasse gardée de l’opposition. Les cas d’interruption de travail deviennent, maintenant, le prétexte pour le contre pouvoir d’être présent dans ces dits endroits, avec un appui médiatique de haut vol.

Le débat politique signale une inexistence de personnes ressources en mesure d’apporter la contradiction ou de soutenir une controverse. D’ailleurs l’impréparation et l’improvisation sont, souvent, enregistrées au niveau de certains représentants de la mouvance qui prennent part aux débats.

Donc, innover et rénover deviennent, en cette période d’incertitudes, un devoir sacré. Qui oblige le Chef de l’Etat à créer les conditions propres à une pédagogie du changement. Ce qui permettra à la mouvance de garder le pouvoir et de rendre visible et lisible les transformations qui participent des ruptures.

Evitons les combats de coqs, les coups de gueule et l’insolence politique. Parce qu’une formation comme le PDS gagne dans sa capacité à élargir ses bases, à formater ses acteurs et à se défaire des bardés de vengeance et de cynisme.

Certaines formations politiques du Sénégal se meurent parce que la planification et la prévision, au niveau du recrutement et du renouvellement, ont manqué. La Mouvance a la responsabilité de conduire les changements. Donc, elle doit, dés à présent, assumer cette obligation si elle veut rendre permanentes sa réputation et son influence. Manager toutes les potentialités en ressources militantes devient une priorité, mais l’homme qu’il faut à la place qu’il faut devient une exigence en ce 21ème siècle où l’économique apparaît comme la seule voie qui vaille.

  • Wagane FAYE
  • Professeur d’Anglais
  • Coordonnateur des Cadres du FAP
  • Vice- Président de la Commission des Cadres et Experts de la CAP21
  • E-mail : waganecoumbasandiane@gmail.com




 

 


 






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