Je viens vous remercier et vous féliciter d’avoir fait une marche de protestation, aux trois avril deux mille dix alors que le pouvoir et tout ceux qu’ils ont embrigadés se vantaient d’avoir utilisé le bien public à des fins personnelles de vanité et d’immortalité ; alors que l’immortalité ne peut s’acquérir que par un don sans réserve de soi à son peuple et par répercussion à tous les êtres qui quelque soit leur condition savent ce que c’est l’honneur de vivre, et aux autres peuples du monde pour l’égalité et pour l’épanouissement de tous.
M Raoul Follereau le défenseur inlassable des lépreux que nous les sénégalais connaissons bien disait que ‘‘ Nul n’a le droit d’être heureux tous seul ’’. Les pauvres jeunes gens du Sénégal avaient lutté farouchement pour s’approprier du pouvoir ils l’ont confié à la personne qui semblait être le plus apte à l’exercer en leur nom ; aussitôt ils en ont été exclus au profit de déprédateurs qui ont tant pillé et spolié le Sénégal qu’il est impérieux de faire un ressac de nous même.
Ces déprédateurs viennent de signer une sorte de loi Ezzan foncière pour qu’après deux mille douze nul ne puisse leur reprendre le fruit de leur pillage. Leur cruel ravage est tant poussé que les plages de la corniche sont inaccessibles pour nous autres qui sommes que de simples citoyens. Le Sénégal traverse une crise économique si grave que si ce n’étaient pas les émigrés, qui vivent partout ailleurs comme de pauvres malheureux, Bos sue tus arato (comme des bœufs attelés à la charrue) travaillant comme des esclaves (deuxième traite négrière) vivant comme dans des étables pour envoyer aux plus lointains villages sans lumière du Sénégal le fruit de leur dur et écrasant labeur ; tout le peuple seraient sortis, le ventre creux affamé protester avec vous au trois avril deux mille dix contre un symbole pour tous les africains dont aucun état africain n’a participé d’un sou .De qui se moque-t-on ?si le Sénégal en a eu l’idée pourquoi n’a t-il pas soumis le projet aux autres africains qu’ Il a invité (ultime gaspillage) pour un financement partagé ? Ces émigrés qui couvrent par leur envoi les carences et les incapacités du pouvoir se sont exilés par désarroi et par peur de ne pouvoir saisir le sens de leur vie. Eux tous veulent revenir chez eux car c’est chez eux,
Mais aujourd’hui d’autre jeunes qui auparavant n’avait rien fait pour le pays qui qui se sont toujours prévalus de leur nationalité française, confisque nos biens volent en jet privé se pose en héritier légitime du trône, pourtant ils savent bien que gouvernement n’est pas Nguur (royauté) Président n’est pas Buur.
Vous autres de Benno Siggil Sénégal, certes beaucoup d’entre vous se sont accoquinés avec le pouvoir actuel au l’ancien pouvoir, mais il est sûr qu’avec votre expérience vos regrets et votre vision éclairée par la gestion désastreuse du pays, vous pouvez mériter de la nation sénégalaise en vous dépouillant de tout individualisme et compter pour rien tout ce qui n’est pas l’intérêt supérieur de la nation .
Ensuite il y’a parmi vous ceux qui luttent depuis trente cinq ans ou plus sans jamais se lasser ,sans jamais varier dans leurs principes, sans jamais fléchir devant les sévices, sans jamais courber l’échine ou flagorner quelque régnant qui soit pour leur intérêt. D’entre un si peu de monde je vu hier à 2STV Eladji Momar Samb entier et toujours lucide et serein parler avec amour de sa vision éclairée du Sénégal. Depuis presque toujours Eladji Momar Samb est entrain de faire du porte à porte de parler à toute sorte d’auditoire de débattre à la radio ou à la télévision pour proposer la construction d’un Sénégal merveilleux où nous pourrons utiliser fructifier et profiter équitablement de notre territoire de nos ressources et de nos potentiels intellectuels dans la liberté et la démocratie agissante Il lutte sans répit contre le partage du gâteau (‘‘Suunu rew mi kén warou ko paatio’’) .
El hadji Momar Samb de la RTAS est un prophète qui crie dans le désert un idéaliste dont toutes les idées peuvent se concrétiser au bonheur de ses compatriotes et du Sénégal s’il avait les moyens de sa politique une des rares qui ne soit pas politicienne .De l’eau de l’électricité à bon prix un toit pour chaque famille du travail à profusion l’autosuffisance alimentaire l’égalité dans la démocratie, cela comme toutes les idées simples et progressistes de Momar Samb ne doivent pas aller rejoindre ces châteaux de sables qu’il construisait aux concours de plages sur les rivages de Ngor.C’est assez que Momar Samb continue sa lutte pour le peuple car les prophètes mal armés perissent,je dis au nom des patriotes du monde entier que vive Momar Samb !
Vous autres de la coalition Benno siggil Sénégal, votre mission est difficile mais vous n’avez pas la droit de vous y soustraire, elle se résume à ‘‘ rassembler les poussins à l’abri des milans, pour en faire un peuple sans couture un peuples sans bavure’’ Jeunesse du Sénégal et nous autres patriotes ! Demain nous irons tous aux urnes, Demain nous retirerons le pouvoir à ceux qui l’on confisqués, et qui passent le plus clair de leur temps à s’amuser et à amuser la galerie, Demain nous dirons non un exil sans retour ,Demain nous dirons non à la dilapidation du bien public, demain nous n’élirons aucun citoyen qui à la double nationalité demain nous élirons un sénégalais bon teint qui n’a que ce pays comme toit et comme refuge, Demain nous montrerons au despotes que nous choisissons la république à je ne sais quel type de monarchie dont le fils hérite du père. Viva Benno siggil Sénégal ! Vive le Sénégal !
- Papa Amadou Ndiaye
- leconsulteursa@yahoo.fr
UNE INTERDICTION ILLEGALE DE MANIFESTER EST UN DANGER POUR L’ORDRE PUBLIC :L’EXEMPLE DE LA MARCHE DE BENNO SIGGIL SENEGAL DU 3 AVRIL 2010
« La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force : et pour cela, faire que ce qui est juste soit fort, et ce qui est fort soit juste ». Ces mots de PASCAL méritent d’être rappeler aujourd’hui au Sénégal où l’Etat de droit avec ses implications survie effectivement après 50 ans d’indépendance. 50 ans célébrés du reste à grande pompe. Pourtant cet anniversaire doit signifier la maturité et surtout la consolidation des acquis. En effet, le préfet de Dakar en interdisant la manifestation des jeunes et des femmes de Benno Siggil Sénégal se versait dans une illégalité manifeste. Mais Il s’agit là d’une illégalité dangereuse. L’arrêté du préfet est illégal dans la mesure où il n’a pas respecté les conditions d’interdiction d’une manifestation. La manifestation est consacrée par la constitution du 22 janvier 2001 dans son article 10 qui dispose « chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ces opinions par la parole, la plume, l’image, la marche pacifique, pourvue que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur et à la considération d’autrui, ni à l’ordre public ». Mais ce que le préfet ignore certainement d’une manière volontaire, c’est que la manifestation est une liberté publique soumise à une simple déclaration. Ce qui en fait un régime de liberté largement protégé par le juge. Ce dernier s’était magistralement prononcé sur les interdictions de manifestation dans la décision du conseil d’Etat du 25 novembre 1999 LD/MPT. Ces interdictions sont possibles mais elles doivent être suffisamment motivées. Ce qui exclu les motifs donnés par le préfet que nous avons appris à travers la presse. Ils sont trop laconique et ne peuvent satisfaire au regard de la jurisprudence à une quelconque motivation. En quoi cette marche est –elle une menace à l’unité nationale ? LA manifestation a eu lieu, avait-elle troublé la sécurité publique ? Au préfet de répondre, mais il semble être de mauvaise foi et voulait satisfaire des intérêts égoïstes et non la loi. Dans ces conditions il n’est pas apte à satisfaire l’intérêt général comme lui oblige la République. Mais il ne fait pas sien l’article 12 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui dispose « la garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force publique est instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ».Pour lui la force publique doit être a la seule dévotion de ce pouvoir minorisé. Dans la décision du 25 novembre 1999, le juge a posé les conditions pour l’interdiction d’une manifestation. Il s’agit de 2 conditions cumulatives. Il faut qu’il y ait un risque sérieux de perturbation de l’ordre public et une insuffisance des moyens nécessaires pour le maintien dudit ordre. Le préfet jusqu’à présent n’a pas encore démontré en quoi cette manifestation était une menace à l’ordre public. Ce dernier qui est contraire à un ordre moral, que semble vouloir pourchasser les tenants du régime actuel. L’ordre public au sens de la police administrative est un ordre matériel et extérieur considéré comme un état de fait opposé au désordre. L’autorité de police a déployé une force dont le dixième (1/10) n’était même pas nécessaire pour encadrer la manifestation. Saurait été pas ces bonnes volontés qui ont agit, Dakar pourrait être en feu certainement du fait d’un préfet en manque de clairvoyance. Les citoyens sénégalais sont conscients que la violence peut être légitime et nécessaire pour la subsistance des libertés si dans un Etat la loi est piétinée constamment. Donc au regard de la constitution, de la loi et de la jurisprudence cette interdiction est manifestement illégale. Mais le pire c’est qu’elle était elle-même une menace contre l’ordre public. Mais en fin nous avons compris que le préfet est nommé par décrets du Président de la République. Il figure sur la liste des emplois supérieurs « à la discrétion du gouvernement ». Sa promotion peut dépendre de son degré de satisfaction des tenants du gouvernement. Pour autant le préfet est une autorité digne de la République devant avoir surtout comme référence la loi, expression de la volonté générale.
Abdoul Aziz MBODJI DOCTORANT EN DROIT PUBLIC ET SCIENCE POLITIQUE COORDINATION DEPARTEMENTAL PS DE KAOLACK m