
Des carcasses de crabes, des mollusques sans vie et des crustacés morts. A cela s’ajoute la raréfaction du poisson. C’est le désastre écologique auquel on assiste Mbodiène, village situé à 110 kilomètres de Dakar et au Nord de Joal dans le département de Mbour.
Cette perte est la conséquence de la fermeture de la lagune séparant ce village de la mer et longeant le littoral. Et comme si cette voie d’eau bouchée ne suffit pas, l’augmentation taux la salinité vient accentuer la dégradation de ce cadre de vie pour différentes espèces.
Ce grand cadre ou sanctuaire rassemblant une bonne partie de l’avifaune de la petite côte connaît un déséquilibre écologique aux conséquences incalculables. Les oiseaux marins et autres espèces de pélican y ont disparu.
Sur le plan économique, les femmes, ces exploitantes d’huîtres, vont voir leurs revenus prendre un sacré coup. La lagune connaît une teneur en sel des plus élevées et favorise de l’avis d’un spécialiste en écologie, le développement de moisissures et de micro détritus toxiques en tout genre contribuant à impacter sur les sols argileux aux alentours.
Or, en plus de l’exploitation d’huitres, les sols argileux permettent la culture du "gros mil" et du "bassi". Cet écosystème a tant appâté oiseaux migrateurs, cormorans et autres espèces volatiles.
Face à une telle situation et conscients de ces conséquences néfastes sur la vie des populations, des scientifiques en appellent à des bonnes volontés pour une prise de conscience. Ce cri de détresses est dirigé d’abord vers les occupants des somptueuses villas le long de la lagune et du littoral qui doivent faire des efforts. Car la disparition de la lagune n’est pas sans conséquence. Mieux, ils invitent au débouchage de la lagune.