
La santé, l’éducation et la protection sociale des enfants, constituent les secteurs les plus vulnérables dans le Document stratégique de réduction de la pauvreté 2ème génération (Dsrp2). Ces différents secteurs sont confrontés à des problèmes d’exécution des planifications, mais également de management. Cette information a été rendue publique hier, mardi, à l’occasion de table-ronde sur la budgétisation pour le bien-être des enfants, organisée par l’Unicef et l’Unité de coordination et de suivi de la politique économique (Ucspe)
Le Management et l’exécution des panifications constituent les deux maillons faibles du Document de réduction de la pauvreté 2ème génération (Dsrp2). Du moins dans le domaine de la prise en charge des enfants. Selon Abdou Salam Fall, le coordonnateur de l’étude portant sur la place des enfants dans le Dsrp 2, qui s’exprimait hier, mardi, à l’occasion de la table-ronde sur la budgétisation pour le bien être des enfants, « En dépit des volontés politiques, le niveau d’exécution des planifications reste faible. On note un déficit de 90% dans l’exécution des besoins des enfants ».
Et pour M.Fall, cela se fait surtout sentir au niveau de l’éducation, la santé et de la protection sociale. « Les mesures en vue de l’élimination des disparités entre groupes économiques, sexes, régions et le milieu de résidence (rural-urbain) ne sont pas entièrement appliquées. (5/8 manquantes) ne sont pas financées. 91% du financement n’est pas disponible ». De même, « il est noté un manque d’informations sur les progrès réalisés quant aux inégalités d’accès à l’éducation » a ajouté M.Fall. A l’en croire,« Le Sénégal n’a pas encore atteint les 20% fixés aux pays africains en ce qui concerne le budget de l’éducation ». Il poursuivra que « Pour les constructions des salles de classes, sur les 1500 salles prévues, on a réalisé que les 15%. En 2008, on n’a pas réalisé de salles de classes, en 2009 également c’est le même cas. Et en 2010 on risque de ne réaliser qu’une centaine de salles ».
Dans le domaine de la santé également, le coordonnateur de l’étude sur la place des enfants dans le Dsrp2 dira que « Les besoins de financement du secteur n’ont pas été entièrement couverts, se traduisant par des difficultés d’atteindre tous les objectifs marqués ».
Pour la protection sociale des enfants, il a été également souligné l’insuffisance des indicateurs pour informer des progrès dans la protection sociale « Un seul indicateur consacré au bien-être de l’enfant informant sur les pires formes de travail des enfants et uniquement sur la quantité d’enfants retirés de ces pires formes de travail ». A cela s’ajoute un manque de financement qui fait que « 82% des besoins en financement n’ont pas eu des sources de financement durant la durée du DSRP etc ».
Pour pallier tous ces manquements, Abdou Salam Fall de souligner la nécessité de renforcer la capacité d’exécution des ministères, mais également, le fait de faire figurer les enfants en tant que cibles vulnérables comme priorité De même, M.Fall a suggéré le travail intersectoriel planifié au détriment des stratégies ad hoc.