
Le vote du projet de loi visant à éliminer toute forme de discrimination contre les PVVIH au Sénégal a suscité un débat houleux entre parlementaires et le nouveau ministre de la Santé et de la Prévention.
En effet, répondant aux différentes interpellations des députés sur les questions portant sur le Vih/Sida et sur d’autres maladies, le représentant du gouvernement en a profité pour mettre un terme à la controverse autour de la fiabilité du taux de prévalence de 0, 7 % qui prévaut au Sénégal. Un taux de prévalence au niveau national qui n’a connu aucune évolution depuis des années.
Selon le ministre Modou Diagne Fada, le Sénégal a des méthodes de calcul qui lui permettent d’avoir des statistiques réelles de la prévalence de la pandémie du Sida. Ce sont ces mêmes méthodes de calcul qui ont permis aujourd’hui, dit-il d’avoir une idée du taux de prévalence national et de celle des régions les plus touchées en l’occurrence Ziguinchor et Kolda.
C’est de la même manière, selon lui qu’on a réussi à identifier la tranche d’âge la plus touchée et la tendance chez les travailleurs de sexe qui est de l’ordre de 19% et chez les hommes qui font des rapports entre hommes qui est de 22%. Le ministre de la santé de poursuivre pour dire que la féminisation du Vih Sida est connue grâce aussi aux enquêtes réalisées.
Le ministre de plaider alors que les résultats des enquêtes réalisées au Sénégal sont vérifiés aussi bien par l’ONUSIDA et par l’OMS. Modou Diagne Fada de souligner que le Sénégal n’a aucun intérêt à cacher son taux de prévalence. Si ce taux change sans que les autorités ne le révèlent ce sont les organisations internationales, en première ligne, qui vont le dénoncer.
C’est pourquoi il a tenu à préciser que les chiffres du Sénégal, dit-il, peuvent être vérifiés dans les rapports de l’ONUSIDA de 2009. Il a profité de cette tribune pour interpeller les différents acteurs notamment les chefs religieux à qui il a demandé d’intervenir davantage pour que le taux national de O,7 % baisse.