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Sud ma première école dans la vie active.
Amadou SALL - Leum | 28/05/2011 | 07H38 GMT
 
Que vais-je dire qui ne soit  une répétition. Tout jeune, en juillet 1987, après avoir fini une formation en transit, j’allais en ville à pied tous les jours ouvrés à la recherche de travail, souvent accompagné de Grand Pape Ndoye, qui avait ses entrées à Sud.
 
A l’époque Sud avait ses bureaux à la rue de Bayeux, constitués si ma mémoire est bonne de 2 où 3 salles qu’occupaient Bass Touré, Ndèye Combèye. Niang, et Cheikh Touré,  chargé de la comptabilité, en même temps qu’il poursuivait ses études à l’Université Cheikh Anta Diop. Babacar Touré était le directeur de publication. Puis Sud emménagea à la rue Raffenel. C’est-là que j’ai fait la connaissance de B.T. Sud Magazine, qui devient Sud Hebdo,  publiait en ces temps-là beaucoup de dossiers et de publi-reportages. Par la suite, il a changé en  Sud quotidien au moment de la campagne électorale  de 1993. Il était vendu  à 100F et son  tirage avoisinait les 100.000 exemplaires. Il est même arrivé de tirer un numéro à 2 reprises  dans la journée, tellement les lecteurs se l’arrachaient.  Cela a inspiré les autres organes de presse privée de l’époque qui ont copié cette formule.

Ecrire dans Sud n’était pas donné à n’importe qui.  Il y avait du professionnalisme et de belles plumes.  On était pressé de lire les éditos de B.T, les analyses politiques de feu Ibrahima Fall,  « Petit Che »f comme aimait à l’appelait Babacar, les analyses économiques de Sidy Gaye, sans oublier Ndiaga Sylla, Abdou Latif Coulibaly, Moussa Paye, Bara Guèye, Amadou Bira Guèye, Tidiane Kassé, Mamadou Amath, Hussein Ba, Ibrahima Bakhoum, Thiémokho Coulibali, Mamadou Koumé, Michel Ben Arous, Demba Ndiaye, Ali Coulibaly, Bocar Niang, Saphie Ly, Thierno Gning, le professeur Kader Boye, Momar Wade, feu Mame Olla Faye (MOF) et tant d’autres qui ont contribué au rayonnement du journal.

Avec une petite machine à j’écrivais des demandes d’emplois. Je demandais à B.T de me recommander au patron de Bourgi Transit qu’il connaissait. A force de l’interpeller, il fini de me dire « Boy reste ici pour nous donner un coup de main ».  C’est ainsi que j’ai été chargé du courrier, des abonnements puis de la distribution du journal. Je partais du bureau à 17 heures pour revenir le soir à l’heure du bouclage pour déposer au fur et à mesure les pages prêtes à l’imprimerie car seules les NIS (Nouvelles Imprimerie du Sénégal) disposaient à l’époque d’une rotative. C’était la course pour être le premier servi afin de se retrouver le premier sur le marché, le lendemain matin. Après le dépôt de la totalité des pages, je restais pour superviser le tirage et pour procéder à la distribution très tôt le matin.

Je ne sais pas si Ndiaga Sylla se rappelle ce qui suit.  En janvier 1990. Il faisait très froid ce jour-là  alors qu’on était aux NIS à la salle de tirage des films et plaquettes pour les dernières retouches.  Pape Ndoye est venu m’annoncer la naissance de mon premier enfant qui porte d’ailleurs son nom. Ndiaga m’avait demandé d’y aller, mais j’avais préféré rester finir le travail et par la suite aller voir mon « bébé Sud ».

Mon passage à Sud m’a beaucoup apporté sur le plan professionnel comme relationnel. J’y ai été initié à l’informatique, à la prise de vue, au développement et au  tirage de photos dans le petit labo noir et blanc. Il m’arrivait de dépanner quand les photographes étaient sur le terrain et qu’on devait interviewer quelqu’un dans la maison. Durant les élections j’accompagnais les reporters sur le terrain.

Sud a osé, bavé mais a grandement apporté sa pierre à la lutte pour la liberté de presse et la démocratie au Sénégal.

C’était une fierté de travailler ou avoir des entrées à sud. Partout on ne disait que du bien du groupe.  Avec des moyens très limité Sud empêchait « le plus grand quotidien de l’époque » de dormir. A l’intérieur du pays comme dans la sous région chacun voulait son Sud.  Oumar Diatta correspondant de Sud à Ziguinchor n’arrêtait de réclamer l’augmentation du nombre pour la région qu’il couvrait. Il disait que des lecteurs l’envahissaient pour lire le journal car pour l’avoir c’était la croix et la bannière ou bien les gens s’inscrivaient chez le vendeur en déposant leur argent pour un journal de 24H à 48 H à l’avance

Sud était, demeure et demeurera une référence pour la presse sénégalaise.
 
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Pour l’Afrique (paru dans le 1er numéro de Sud Magazine- Mars 1986)
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