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Un mois après la tuerie de Boffa Bayotte
TOUBACOUTA TOUJOURS DANS LA PSYCHOSE
Ignace NDEYE | 08/02/2018 | 11H21 GMT
 
Toubacouta dans la tristesse, dans la désolation. Un mois après la tuerie de Boffa Bayotte, cette localité où sont originaires la plupart des personnes arrêtées,  vit dans la méfiance et la peur. Le village a encore du mal à se relever de la cascade d’arrestation de «ses fils». Toubacouta, cette localité de l’arrondissement de Nyassa dans la région de Ziguinchor est toujours plongée dans la psychose.
 
Toubacouta, localité de l’arrondissement de Nyassa a du mal à se remettre de la cascade d’arrestations survenue après la tuerie de Boffa Bayotte. C’est un village meurtri où règne un climat délétère teinté d’un sentiment de méfiance. Le visiteur qui y débarque est surpris par l’atmosphère lourde qui plane sur ce village.
 
Comme pour attester de la méfiance qui animent la plupart des population de Toubacouta, notre interlocuteur  qui a préféré s’exprimer sous le couvert de l’anonymat nous confie : «Franchement, nous sommes très affectés par ce qui s’est passé. C’est la désolation qui règne en ce moment  ici. Les population sont très inquiètes et le village ne vit plus», lâche cet habitant de Toubacouta qui peine encore à se relever de ces nombreuses arrestations.
 
La quasi-totalité des personnes arrêtées, inculpées et emprisonnées dans le cadre des enquêtes de la tuerie de Boffa Bayotte est originaire de ce village où les habitants, dans la désolation, réclament des permis de visites pour leurs parents incarcérés.

Et lorsque notre interlocuteur évoque la question c’est pour dire «Depuis leurs arrestations jusqu’à nos jours, aucun parent des personnes suspectées n’arrive à les voir. On ne sait pas dans quelles conditions elles sont. Personne n’a de nouvelles d’eux. Nous sommes inquiets et le village est dans la tristesse totale», déclare-t-il avant de poursuivre «ce sont les femmes qui sont restées au village qui mènent des activités de maraichage pour subvenir à leurs besoins. Elles sont laissées à elles-mêmes. Elles font des efforts énormes pour joindre les deux bouts. Le souhait de chaque parent est de voir ses proches quel que soit la faute commise», martèle-t-il.
 
Le souhait exprimé aujourd’hui par ces habitants de Toubacouta c’est de disposer des permis pour aller voir leurs proches en prison. Une demande réitérée par cet autre habitant de Toubacouta. «Le souhait de chaque parent est de voir son proche pour se rassurer. Mais on ne peut pas voir, nos frères, nos parents arrêtés et emprisonnés». Le village a toutes les allures d’une localité meurtrie où la vie est au ralenti. 
 
 «Un mois après cette boucherie humaine, Toubacouta ne vit plus», nous confie notre interlocuteur dans la désolation. Condamnant en même temps cette tuerie de Boffa Bayotte les «Toubacoutois» estiment que toutes les victimes de ce massacre sont leurs parents.

«A cette douleur engendrée par la tuerie s’ajoutent les difficultés à rendre visite à nos proches incarcérées » se désole cet habitant de Toubacouta localité non loin de la zone du drame survenu le 06 janvier dernier dans la forêt de Boffa Bayotte.
Quatorze personnes ont été froidement abattues par des bandes armées. Une vingtaine de personnes arrêtées, la quasi-totalité originaire du village de Toubacouta. Un village toujours plongé dans la psychose de la tuerie de Boffa Bayotte.
 
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