A la Une | Editorial | Analyses | Chronique | Dossiers | 100% Sud | Mon Sud a moi | Journal des internautes
 

 
 
 
 
Trois lettres de feu dans le clair-obscur
Ibrahima BAKHOUM | 30/03/2011 | 09H32 GMT
 
4
Au départ était une idée, à la limite de l’utopie. Entre étudiants de promotions qui se sont succédé au CESTI, nous avions nourri un rêve d’adolescents.
Jeunes journalistes et militants voire fondateurs de l’Union Nationale des Professionnels de l‘Information et de la Communication du Sénégal (Unpics), nous avions acquis la conviction que l’offre d’information alors en cours dans le pays, était en-deça  du possible. Anciens élèves et étudiants initiés– pour certains – à l’idéologie de gauche et partageant en tous les cas, le même rêve d’intégration continentale, nous avions déjà appris à analyser les faits de société, à décortiquer les propos et actes de ceux qui dirigeaient le Sénégal, l’Afrique, le monde.
 
Entrés en activités à  Enda-Tiers Monde, au Soleil et à l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), nous avions vite compris ce que nous pouvions apporter à notre corporation, à notre pays le Sénégal et à l’Afrique, pas encore sortie de l’ère des partis et de la pensée uniques. Nous avions conscience de jouer un rôle de pionniers, au moins dans l’espace francophone non encore ouvert à la démocratie, au pluralisme des médias et à l’expression plurielle des opinions. 

Nous n’étions ni sectaires, ni autosuffisants. C’est au contraire, l’acceptation de nos limites et notre ouverture à la diversité qui donnèrent force, charme et attractivité au projet très vite adopté par l’intelligentsia, ici et ailleurs.

Le journal des journalistes

Un embryon de Groupe venait d’être porté sur les fonts baptismaux, sous la forme d’un magazine  trimestriel, nous sommes en mars 1986. 
S U D : « 3 lettres de feu » comme dira, un jour, celui que nous choisîmes de porter à la tête de la publication et, plus tard, du Groupe Multimédia Sud Communication.  Du brain-trust des designers Mansour Niang (Niamagne et Mansour Kébé) sortit le logo qui, aujourd’hui encore, attire un lectorat demandeur d’analyses critiques pour mieux comprendre le factuel.

Fait inédit, « Sud Magazine »  put être imprimé, parce que d’autres jeunes journalistes qui rejoignirent la bande de départ avaient, comme les premiers, convenu de mettre la main au porte-monnaie. Personne n’est payé pour le travail qu’il fait, tout le monde contribue par la production journalistique. Ndèye Combey Niang prenait le relai pour la mise en forme graphique, soutenue plus tard par Tidiane Kassé et Abdou Fall, alors que Pape Ndoye traitait autrement l’information, par la photographie. Paul Néjem assurait la suite depuis les presses de Saint-Paul.

Le premier numéro de « Sud Magazine » nous donna des ailes. Nous sûmes cependant vite revenir sur terre, passés les moments d’euphorie qui accompagnent toujours l’arrivée du premier bébé. Et le cercle de famille ne tarda pas à s’élargir. 

Trois décennies plus tard, on peine parfois à faire la différence entre pères-fondateurs et post-convertis à l’école « Sud ». Le trimestriel fait d’analyses pointues rendues avec une incontestée rigueur éditoriale, avait grandi. La périodicité sera ramenée plus tard à la semaine et Sud Hebdo ne tarda pas à devenir « Sud au quotidien » en phase-test à la faveur des élections de 1993.  L’expérience s’étant révélée concluante, « Sud Quotidien » s’arrachait dans la rue. 

Les années de succès sanctionnées par la création d’une école de journalisme devenue structure de référence dans la formation, le Groupe Sud Communication le doit à deux générations d’hommes et de femmes soudés par un idéal commun.

La « Galaxie éclatée »

Ceux des devanciers qui sont partis monnayer leur talent ailleurs, n’en gardent pas moins les sentiments les meilleurs pour leurs suivants. On aurait pu parler de sentiments de reconnaissance. A force d’efforts et d’abnégation pour un groupe de presse qu’ils ont appris à aimer après en avoir épousé les principes, ceux qui aujourd’hui encore donnent prestige et vitalité à « Sud », méritent les plus grands éloges de la première génération. 

Partir monnayer son savoir-faire ailleurs. Sidy Gaye l’a fait. L’auteur de ses lignes avant lui. Parti à jamais, Ibrahima Fall a été arraché à l’affection de tous. Plus que la célèbre plume qu’il fut, « Petit chef » était un monument de rigueur morale, un combattant des causes démocratiques, un  pur produit des courants de gauche qui ont façonné la conscience politique des pères fondateurs de « Sud ».

Beaucoup sont venus, ont appris, se sont fait un nom et… sont repartis comme ils étaient venus. « Sud » pour un jour, « Sud » pour un projet dévoilé ou caché, « Sud » pour la carrière … L’enseigne continue d’attirer des professionnels, d’influencer décideurs politiques et/ou économiques, au pouvoir comme dans  l’opposition,  société civile et Sénégalais lambda.

Babacar Touré a trouvé la bonne formule, pour parler des départs, faisant preuve, à cet égard, d’une remarquable ouverture d’esprit.  «Sud est une galaxie éclatée ». La métaphore convient à tout le monde. Les faits ont souvent donné raison à BT, en ce sens que les composantes d’une galaxie gravitent toujours autour d’un axe, même non matériel, en tout cas invisible. Ce qui lie Abdoulaye Ndiaga Sylla, Sidy Gaye, Babacar Touré, Ibrahima Bakhoum, Moussa Paye, Chérif ElValide Sèye, Abdou Latif Coulibaly, Henriette Niang Kandé , Maguette Guèye, Abdou Fall, Madior Fall et plus jeunes encore, ne s’écrit pas.

Il suffit de voir comment les retrouvailles sont spontanées, dès qu’il se dégage un soupçon de menace à la sécurité du Groupe Sud Communication.

Les écueils n’ont pas manqué. Les peaux de banane continuent encore de joncher le sol sous le pied des continuateurs de l’expérience confirmée en Institution.
 
Sur le sable mouvant de la démocratie sénégalaise, « SUD » a tracé un sillon indélébile.  Par les ondes, « Sud FM » réveille le matin, éveille les consciences toute la journée et forge les convictions pour les batailles du lendemain.  « SUD » ne dort jamais. Tout comme reste vivace dans la mémoire des « anciens », le souvenir des brillantes contributions de Amadou Mactar Guèye, homme de télévision disparu dans un tragique accident d’avion. Il était alors au service de l’Afrique, comme aux premières heures de « SUD ».

 
Commentaires (4 )
 
 

ousseynou diallo 04/05/2011 | 14H14 GMT

c'est un bon souvenir
Je vous ai connu déterminant plein de rigueur ,vous avez toujours aimé le défi
voilà plus de 30 ans qu'on s'est pas vu c'est pourquoi je profite de cette ocasion pour vous parler
Aurevoir BAKHOUM
C'est moi ousseynou diallo frere de EL HADJI DIALLO ANCIEN APPRENTI TAILLEUR DE PA MASSAR DIALLO EN FACE CHEZ LA FAMILLE TOURE A KLK ET DEMEURAIT A KOUNDAM
( 77 654 25 99 )

 
 
 
 

Combaye Writer 08/06/2011 | 15H42 GMT

Merci Bakhoum devoir de mémoire oblige tu me diras. Je suis heureuse aujourd'hui en lisant les différents artricles sur l'anniversaire de Sud. Ma contribution incontournable arrive dans pas longtemps car beaucoup de souvenirs de bons et durs moments partagés par ......Ce sera le titre ! BIEN LE BONJOUR A VOUS TOUS !

Ndèye Combaye Niang

 
 
 
 

LEBOU 29/02/2012 | 01H52 GMT

QUE PENSEZ-VOUS DE L'ENGAGEMENT POLITIQUE DE YOUSSOU NDOUR ? LE FAIT QU'IL SOIT A LA UNE DE TIME MAGAZINE ? IF JEWS ARE BEHIND YOUSSOU NDOUR, THEN WE ARE IN DEEP TROUBLE. WATCH OUT MY BELOVED SENEGAL!!!

 
 
 
 

babs 29/02/2012 | 14H26 GMT

je suis reste bouche bee quant j!ai apris la candidature de youssou ndiour mais dans quel pays on es´. au senegal tous es possible des deputes qui comme moi ne savent meme pas ecrire leur nom des senateurs qui non meme pas le certificat d!etudes primaires et maintenant on a YOUSSOU NDOUR que je vous rappel n!a jamais ete a l!ecole veut etre president du SENEGAL´´´´ NDIAYE´´´´ GUEWEL´´´ le plus graves aides par des intectuels comme SOULEYMANE JULES DIOP Yj6FA

 
 
 
    • Veuillez saisir votre nom
      Invalid format.L'adresse n'est pas valide
      Exceeded maximum number of characters.Veuillez saisir votre message
      Security Code
      Le code n'est pas valide
 
 
Pour l’Afrique (paru dans le 1er numéro de Sud Magazine- Mars 1986)
25 ans, et ça presse !
«GENERATION SUD»-Défi d’hier, challenge de demain
Regard d’un « sympathisant-partisan » sur « nos 30 Glorieuses », à travers Sud
25 ans de Sud : La foi et la bonne foi au service de la communication.
Bon anniversaire au « fils Aîné » de la Presse Libre et Indépendante du Sénégal
Une histoire d’amitié assumée
 
 
 
 
   
 
 
 
Sud Quotidien Amitié II x Bourguiba BP : 4130 DAKAR Tél : (+221) 33 824 33 06 / (+221) 33 824 33 15 Fax : (+221) 33 824 33 22