| MOUAMMAR KADHAFI A ETE TUE JEUDI |
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| Un crime signé OTAN |
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| Publié le 21/10/2011 | 08H02 GMT par Ibrahima BAKHOUM
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Mouammar Kadhafi a été tué hier jeudi 20 octobre 2011 à Syrte, après plusieurs moins de traque par des forces rebelles fortement appuyées par l’aviation venue d’Europe. Il avait 69 ans. Plus de la moitié de cette vie, il l’a passée à la tête de la Libye.
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Pendant 42 ans, l’auteur du coup d’Etat qui a renversé le Roi Idriss 1er en 1969, a dirigé son pays d’une main de fer. Des morts par milliers en presqu’un demi siècle de règne sans partage. Des emprisonnements longue durée sans procès, un enrôlement de Négro-africains payés à combattre des armées régulières de pays africains (comme au Tchad) et des actions terroristes contre des vols civils qui ont fait 270 tués en 1988 à Lockerbie ( Angleterre) et 170 victimes l’année suivante, dans l’explosion au-dessus du Ténéré, d’un avion d’UTA parti de Brazzaville pour N’Djamena. Avec un tel bilan humain, le fondateur de la Jamahiriya Arabe Libyenne s’était fait bien des ennemis dans la communauté internationale.
Le processus de fin de règne avait commencé le 19 mars dernier date d’entrée en scène de l’aviation alliée, alors que la vague protestataire se faisait entendre à Benghazi, à l’Est de Tripoli la capitale.
Paris et Londres d’abord, Washington ensuite et progressivement tous les pays du Pacte Atlantique avaient convenu de mettre à exécution leur interprétation de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Celle-ci ne demandait pas plus que de « protéger des populations civiles » par crainte que la répression du mouvement de protestation parti de Benghazi ne soit prétexte à des massacres par les forces gouvernementales.
La guerre par les airs et dans les médias
Le « printemps arabe », pensa-t-on, venait d’étendre ses tentacules au pays de l’ennemi de toujours. Un Conseil national de Transition (CNT) qui se forma rapidement, obtint la reconnaissance de plusieurs capitales occidentales, arabes et africaines, puis le soutien militaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
La suite a été une succession de bombardements par des avions français et britanniques notamment, avec un impressionnant soutien logistique américain pour le renseignement. Les médias des pays intervenants ont fait le reste. L’opinion internationale a jusqu’ici été abreuvée de messages tenant plus de la propagande d’un pays en guerre que d’un traitement équilibré de l’information.
Hier encore, les informations les plus contradictoires ont circulé sur les circonstances de la mort de l’ex-Guide. Ce dernier avait perdu son pouvoir depuis l’entrée des troupes rebelles à Tripoli et surtout la prise de son QG de Bab al-Aziziya, le 23 août.
Un à un, le Colonel perdait fidèles politiques et militaires avec la chute successive des bastions. Le dernier et le plus symbolique, parce que ville natale de Kadhafi, a également été la cité de son dernier souffle. Blessé par un tir venu du ciel ou atteint par des combattants CNT, voire exécutés par ces derniers après tortures, le vieux Colonel a au moins tenu promesse de ne jamais fuir la Libye, sa patrie.
La propagande ennemie avait tout fait pour présenter la situation sur le terrain, comme un des épisodes de ce qui a été hâtivement baptisé de « révolution » dans le monde arabe. Pourtant, l’Egypte de Hosni Moubarak et, surtout, la Tunisie de Zine el Abédine Ben Ali, n’avaient quasi rien de commun avec le pays de Mouammar Kadhafi.
Si les succès économiques de la Tunisie étaient salués par une France très complaisante et peu regardante sur la question des Droits de l’Homme dans ce pays, on ne peut dire pour autant que le peuple parlait le même langage que les institutions internationales s’occupant d’économie. Ce n’est pas hasard si le mouvement qui a balayé Ben Ali est parti d’un acte désespéré d’un jeune qui ne voyait plus d’issue devant lui.
La Libye n’était ni la Tunisie ni l’Egypte
Tout comme la Tunisie, le pouvoir était autocratique en Libye. Pas de parti politique, pas d’élections, aucun média diffusant un message contraire à la volonté du Tout puissant Guide. Sur le registre de la Gouvernance démocratique, il y a longtemps que Tripoli était absent de tous les tableaux.
Mais le fondateur de la Jamahiriya Arabe n’avait pas oublié son peule dans les retombées du pétrole dont regorge le sous-sol libyen. Au fil des années, le niveau de vie de la population s’est nettement amélioré. Logement, Education, Santé… la satisfaction de la demande sociale, s’agissant notamment des besoins primaires, était une donnée unanimement reconnue dans le monde comme point positif sous le règne du Colonel. En atteste le rapport 2010 du Fonds Monétaire International publié début février dernier. Selon les experts du FMI, « grâce à la hausse du pétrole, les recettes fiscales se sont améliorées, le solde de la balance extérieure se porte mieux, atteignant 20% du PIB, malgré la hausse de la demande intérieure, et la situation de la Banque Centrale libyenne est meilleure que jamais ».
Ainsi, « les directeurs exécutifs saluent la forte performance macroéconomique de la Libye et ses progrès dans le renforcement du rôle du secteur privé et dans la croissance dans les secteurs économiques non liés au pétrole. ».
Perdu par son interventionnisme
C’est hors de ses frontières que le bilan a été plus que mitigé voire inacceptable. La stabilité des voisins de la Libye a été régulièrement menacée. Dans la perception qu’il avait de l’islam qu’il voulait « imposer » comme modèle pour le plus grand nombre de peuples sur terre, la Jamahiriya Arabe Libyenne avait outrepassé les limites.
Le soutien à différents mouvements de libération en Afrique avait valu à Kadhafi tout à la fois sympathie des peuples et aversion des occupants. Ayant réussi à réintégrer la communauté internationale, se faisant même dérouler le tapis rouge à Paris par le président Nicolas Sarkozy, Mouammar Kadhafi avait oublié que son pétrole était une richesse trop importante pour ne (pas) attirer la convoitise des puissances économiques.
L’OTAN qui a permis au CNT de renverser puis tué Mouammar Kadhafi a porté un combat plus économique et idéologique que de défense des droits de l’homme. Le Guide libyen ne cachait pas son penchant panafricaniste. Question trop sensible dans un contexte de mondialisation où le diviser pour régner n’a jamais été aussi présente dans les stratégies de ceux qui veulent s’approprier les ressources d’un continent dont les dirigeants sont peu portés à défendre les intérêts de leurs peuples.
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| Commentaires
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Posté par Ablaye, 2011-10-21T09:09:22+00:00 |
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Oui c'est sur, c'est un crime de liquider Khadafi. Son penchant panafricaniste aurait du le sauver... Lui qui aimait tant son peuple...
Comment peut-on écrire des imbécilités comme ça ? Honte aux dirigeants et pseudo-intellectuels africains qui défendent ce genre de tyrans sous prétexte d'anti-impérialisme ou d'autres vieilles doctrines usées à force d'être invoquées à tout bout de champ! Voilà toujours un dictateur sanguinaire et fou de moins sur notre continent, ça au moins c'est du concret.
Rappeler que Sarkozy l'a reçu en 2007, c'est bien. Rappeler aussi que nous l'avons reçu en 2010 à Dakar en grande pompe, ça aurait été intéressant... |
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Posté par yamela, 2011-10-21T13:18:57+00:00 |
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Je suis desole, mais quelques soient les crimes de Kadafi (qui sont sont parfois une fabrication pour arriver a cette fin tragique), nous les Africains, nous avons failli notre devoir de solidarite. Des gens solidaires viennent semer la terreur dans le continent sous couvert de notre complicite. L'Afrique reste et restera une emmerde a jamais tant que les intellectuels restent corrompus et les dirrigents complices de genicides. Aucun africain ne devait prendre les "on" comme verite cash pour salir la memoire du GUIDE. L'Homme a beaucoup fait pous les africains. Aucun Africain ne peut dire qu'il n'a pas toucher a la richesse de la Libye. Nous tous devons reflechir 2fois pour accepter de neoyerla meoire de Kadafi... |
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Posté par boubacar, 2011-10-21T16:11:15+00:00 |
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Posté par sinbad, 2011-10-21T17:05:00+00:00 |
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Encore un journaliste Africain qui a du toucher en son temps de l'argent de Khafafi pour faire un article si élogieux
Khadafi était aussi FOU que Bokassa , Mobutu ou Amin Dada , son peuple s'est révolté , l'OTAN a donné un coup de main, il est mort .....espérons maintenant que les Libyens sachent construire un pays ou règne la liberté , des institutions claires et le développement pour tous |
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Posté par loiseau, 2011-10-24T12:01:10+00:00 |
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Merci de cette lecture plus véridique que les chants de gloire idiots de l'occident.
un occidental qui souhaite l'afrique maître de son destin.
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Posté par mamadou balde temento samba / koldaa, 2011-10-24T13:23:34+00:00 |
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bonjour
Il y a plusieurs manières de réagir à la mort de Mouammar Kadhafi et toutes ne sont pas forcément exclusives les unes vis-à-vis des autres. On peut d’abord utiliser une expression très usitée dans le monde arabe qui dit qu’il «va rencontrer son Maître», ce qui signifie que l’on espère qu’il va payer ses crimes dans l’au-delà et qu’il n’y plus rien à dire en ce bas-monde. On peut aussi se réjouir, bruyamment ou non, de la mort d’un dictateur qui a terrorisé son peuple et conduit son pays dans l’impasse. Comme Saddam Hussein, le «Guide» a finalement été le pire ennemi de la souveraineté de son pays. Par sa faute et celle de son clan, la Libye est aujourd’hui sous tutelle internationale n’en déplaise à celles et ceux qui pensent que le Conseil national de transition (CNT) est libre de ses choix et décisions. «Nous serons attentifs à ce que le CNT applique correctement sa feuille de route», a déclaré Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères, en commentant la mort de Kadhafi. On ne peut être plus clair même si, ici et là, on annonce que l’Otan va mettre fin à ses opérations militaires en Libye.
c´est dommage pour l´Afrique |
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Posté par Faye Ablaye, 2012-03-21T11:34:33+00:00 |
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Je suis désolé de ce qui s'est passé en Libye. En effet je pense que l'Afrique doit prendre son destin en main, en refusant d'accepter des étrangers venir régler leurs problèmes sous prétexte de défendre les droits de l'homme.La non ingérence dans la gestion d'un Etat est un principe pour l'Organisation des Nations Unies(O.N.U) mais en pratique cela n'est pas du tout respecté par les grandes puissances. Ces puissances agissent simplement selon leurs intérêts propres en exploiter l'Afrique.
En vérité la Démocratie, la justice, la bonne gouvernance et la solidarité doivent être le combat de tout africain. |
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