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| GHANA : POUR AVOIR COUVERT L'ARRESTATION D'UN CHAUFFEUR |
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| Un journaliste se retrouve en prison |
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| Ndèye Fatou DIOUF |
22/11/2012 | 15H41 GMT |
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| Comment la présence d’un journaliste sur la scène d’une arrestation pourrait mener à son arrestation et à sa détention ? |
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Du moins c’est la question que se pose la MFWA (Media for West africa) suite à l’arrestation le 19 novembre 2012 dernier d’un journaliste-reporter d’Adom FM, une radio privée basée à Accra. En effet, Kofi Assan, puisse que c’est de lui qu’il s’agit, a été arrêté lundi dernier et détenu par des éléments de l’Unité de la circulation routière et des transports (MTTU) de la Police ghanéenne.
Selon un message d’alerte de la MFWA, tout est parti de l’arrestation du chauffeur d’un véhicule utilitaire par la Police pour avoir prétendument commis une infraction routière au rond-point Kwame Nkrumah d’Accra. Assan, qui était en compagnie d’autres collègues journalistes, s’était précipité sur les lieux où une grande foule s’était massée pour voir s’il pouvait obtenir des informations.
Là, au moment où il tentait d’assurer la couverture de l’incident, un agent de Police, qui a vu son magnétophone, a attiré l’attention des autres agents qui l’ont poussé dans leur véhicule et quitté les lieux. Ainsi, précise la source, la MFWA a-t-elle fait appel aux autorités policières pour qu’elles reconnaissent le fait que le journaliste n’avait aucune intention de s’immiscer dans leur travail et qu’il ne faisait que son travail.
Et de noter que malgré la présence d’autres collègues journalistes au commissariat et le fait que des appels téléphoniques ont été lancés à l’endroit du commandant de la MTTU, M. Angwutogbe Awuni, la Police a refusé de le libérer le même jour. Ce n’est qu’après une nuit de détention au commissariat central d’Accra qu’Assan recouvrera liberté renseigne la même source.
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