| AGENCE EAU ET ASSAINISSEMENT POUR L'AFRIQUE SUR LA PERIODE 2011-2015 |
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| Une ambition de 50 millions de bénéficiaires avec un budget de 25 milliards de F Cfa par an |
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| Publié le 18/01/2012 | 03H08 GMT par Bacary DABO
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| L'agence Eau et assainissement pour l'Afrique (Eaa) qui a été présentée aux partenaires techniques et financier du Sénégal avant-hier, lundi 16 janvier à Dakar, ambitionne, au cours de la période 2011-2015, d'atteindre avec l'appui des bailleurs, 50 millions de bénéficiaires sur le continent. Ceci avec un budget de 25 millions de F Cfa par an. |
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La situation du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique reste très préoccupante malgré les nombreux efforts consentis. Ce constat est du Secrétaire exécutif de l’agence Eau et assainissement pour l’Afrique (Eaa) qui l’a fait au cours du lancement des activités au Sénégal de cette organisation forte de 22 pays africains, avant-hier, lundi 16 janvier 2012 à Dakar. M. Idrissa Doucouré renseigne qu’aujourd’hui, plus de 300 millions de personnes en Afrique n’ont pas un accès adéquat à l’eau potable et 500 millions d’individus continuent à déféquer dans la nature. M. Doucouré qui est de nationalité sénégalaise a ajouté que «chaque jour, 4000 enfants de moins de 5 ans décèdent à cause du manque d’eau potable et d’assainissement décent et parmi ceux-ci 2000 sont des Africains».
Devant cet état de fait, le secrétaire exécutif de l’Eaa a averti : «si nous maintenons le rythme actuel nous risquons d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement en eau potable et assainissement en 2076 seulement». Une situation qui donne des frissons face aux nombreuses attentes des populations. Ce qui amène Idrissa Doucouré de rappeler qu’il va de soi qu’il sera difficile d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement dans des secteurs comme la santé, l’éducation entre autres sans atteindre les objectifs pour l’eau et l’assainissement.
Un tableau peu reluisant qui contraint les Etats africains à replacer l’accès à l’eau et à l’assainissement au cœur de leur processus de développement. Une dynamique que veut accompagner l’agence Eau et assainissement pour l’Afrique ex Centre africain pour l’eau potable et l’assainissement (Crepa).
Selon le président du conseil d’administration de l’Eaa, M. Adama Mbaye, le directeur général est appelé à engager sans délai les réformes qui permettent à l’institution de s’élargir à tous les autres pays africains, et prendre ainsi une envergure panafricaine. Il devra aussi démarrer des études institutionnelles devant permettre à l’Eaa de jouer pleinement son rôle d’assistance aux gouvernements et collectivités dans le développement du secteur de l’eau, de l’assainissement et dans la promotion de l’hygiène.
Le représentant résident au Sénégal de l’Eaa, M. Ndiogou Niang, pour sa part relève que cette agence intergouvernementale en Afrique est mise en place sur mandat du Conseil des ministres africains pour, entre autres, étendre ses interventions au reste du continent africain, mobiliser des ressources financières au profit des Etats. Sur ce point, M. Niang a rappelé que c’est au cours de la session du 5 décembre 2011 que le Conseil des ministres de l’ex Crepa a décidé de la mise en place d’une agence intergouvernemental panafricaine à la place de l’institution qui vient de boucler ses vingt-trois ans d’existence. Il fait savoir que l’Eaa dispose de trois entités de mise en œuvre notamment une fondation dont le but est de collecter et gérer des ressources financières au profit de l’accès des populations vulnérables à l’eau et l’assainissement. A cela s’ajoutent un centre de recherche et une agence d’exécution. L’agence dispose de bureaux des représentations nationales dont le but est de mettre à la disposition du gouvernement des résultats fondés sur la recherche sur les multiples avantages économiques, sociaux et environnementaux.
Le représentant-résident de l’Eaa confie que les interventions de l’institution s’articulent autour de quatre axes majeurs dont le développement de la recherche-action et la gestion des connaissances, le renforcement des capacités des acteurs du secteur, l’influence des politiques et stratégies et la performance organisationnelle. Sur ce point, l’organisation de l’Eaa «mobilisera des ressources financière conséquents (125 milliards de F Cfa entre 2011 à 2015) et des compétences variées au service d’une gouvernance et d’un management respectueux des règles en vigueur».
Le ministre en charge de l’urbanisme et de l’assainissement, le Ministre d’Etat, Bécaye Diop a fait savoir que le gouvernement a décidé de participer au financement de l’agence à travers le Budget consolidé d’investissement d’une part, et par la désignation comme par le passé de l’Agence comme maître d’ouvrage délégué pour la mise en œuvre de programmes d’assainissement.
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