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Vallée de l’Anambée en pleine récolte
UNE PRODUCTION DE PRES DE 20 000 T ATTENDUE
Abdou Diao | 30/11/2017 | 11H49 GMT
 
L’autosuffisance en riz est en marche au Fouladou. La SODAGRI en tête de ce combat souhaite de nouveaux aménagements. Les surfaces emblavées sont saturées et il urge d’en avoir d’autres.
 
Des moissonneuses batteuses tournant à plein régime. Le vrombissement des moteurs  enveloppe  l’espace. La verdure a laissé place aux plantules jaunes de riz de différentes variétés arrivées à maturité. C’est la course à la récolte. Il faut faire vite, car le retard entraîne beaucoup de pertes à ce niveau. Pour une campagne rizicole sauvée par la pluviométrie du mois d’octobre. La longue pause de septembre a laissé des séquelles, mais les producteurs remercient le ciel. Comme Mamadou Diang Diallo, un producteur de semences qui a emblavé 55 ha avec des variétés venues de Côte d’ivoire, le ORULYX6 et Nerica 19.
 
Tout sourire M Diallo félicite les autorités de la SODAGRI et du ministère de l’agriculture et du développement rural pour l’accompagnement. Et surtout l’introduction de semences certifiées. Une nouvelle opportunité pour les riziculteurs du sud. Le rendement est salué par tous. Pour  ORYLUX 6, le rendement varie  entre 4 et 5 T à l’hectare. Cette variété avec des tiges hautes avec une forte densité, est rentable, explique M Diallo. Ici tous les producteurs s’accordent sur  une production record cette saison. Les récoltes se poursuivent à hauteur de 50% sur les 4000 Ha emblavées.
 
Dans ce secteur 2 de la vallée plusieurs ha sont déjà récoltés. Et la moissonneuse  est fortement sollicitée en cette période. Dans cette vallée  quatre moissonneuses batteuses sont en activités.
 
El Hadji  Aly Gano, président de la fédération des producteurs de la Vallée de Anambée, reconnait que cette année la production est plus importante. La pause pluviométrique de septembre a certes freinée l’envol de la production. Mais avec l’augmentation de surface emblavée passées  à 4000 ha et l’arrivée des semences de qualité combinée à l’encadrement de qualité des producteurs à jouer sur cette production.
 
Ici les producteurs souhaitent la poursuite des efforts dans l’Equipement. Notamment pour des engins plus performants permettant de démarrer très vite la période de contre saison. La contre saison reste une course contre les oiseaux.
 
Le directeur technique ; Thierno Saydou Ly reconnait que les 4000 ha sont saturées. Aujourd’hui, la ruée vers la culture du riz impose de nouveaux investissements. Le potentiel exploitable est atteint au niveau d’Anambée. Pour la SODAGRI, les producteurs sont aujourd’hui des modèles dans le remboursement des dettes paysannes. Le niveau de vie s’est beaucoup amélioré pour les producteurs de la zone. Des villas commencent à faire leur apparition dans les villages qui ceinturent cette vallée. Ici on produit pour vendre, la question alimentaire est depuis réglée. On mange ce que l’on produit.
 
Traite des femmes
 
Au niveau des magasins, c’est le branle-bas au quotidien avec les femmes qui s’activent dans les travaux post récoltes. Le vannage, le triage après décorticage. Cette période permet à certaines femmes de gagner beaucoup d’argent à Anambée. Une étude sur le sujet révèle que les femmes fournissent une grande partie de la force de travail agricole dans le bassin de l’Anambé. Le rôle des femmes dans les différents systèmes de production, leurs connaissances des techniques culturales et leurs préférences concernant les variétés de riz sont d’une grande importance.
 
Aujourd’hui, nous constatons que l’intensification de la riziculture accroît les besoins en main d’œuvre du fait qu’elle requiert un surplus de travail. Du semis à la volée  à l’épandage de l’engrais en passant par le repiquage. Prés de 638 femmes ont été enregistrées l’année dernière en provenance de la Guinée Conakry, de Dialandiang (commune de Paroumba), de Saré Maoundé Popodié (commune de Pakour) et de Payoungou (commune de Wassadou). Elles sont aussi dans le périmètre durant toute la période de récolte. Pour cette présente saison, plusieurs femmes sont déjà à l’œuvre et le nombre sera plus élevé. Sata Mandiang que nous avons trouvé sur place indique que leur revenu varie entre 2000 et 3000fcfa par jour.              
           Abdou DIAO
 
 
 
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