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PROTECTION DES ENFANTS DE LA RUE
UNICEF ENGAGE LA RESPONSABILITE DE CHAQUE SENEGALAIS
Ibrahima DIALLO | 21/04/2017 | 07H02 GMT
 
Tous les Sénégalais ont une part de responsabilité dans le sort des enfants talibés dans les rues de Dakar et des villes intérieures du pays. Mieux, «chacun d’entre nous est responsable pour mettre fin à cette situation». Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), en est convaincu car «chaque enfant compte». C’est pourquoi à l’occasion de la Journée nationale du talibé célébrée hier, jeudi 20 avril, l’Unicef invite tous à s’interroger sur le sort tragique des milliers d’enfants, …forcés à la mendicité et exposés aux abus et à la violence.
 
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), appelle à des actions d’envergure pour la protection des enfants évoluant dans la rue. Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée nationale du talibé célébrée hier, mercredi 20 avril, l’Unicef reste convaincu que «chacun a un rôle à jouer pour mettre fin à la maltraitance et à l’exploitation des enfants. La rue ne sera jamais la place pour assurer à l’enfant les soins, l’éducation et la protection qui lui sont nécessaires pour grandir et développer tout son potentiel en tant qu’être humain».
 
C’est à ce titre que l’Unicef encourage plus que jamais les décideurs et les élus, et aussi chaque fonctionnaires de l’Etat, chaque leader, et chaque citoyen et citoyenne, «à s’interroger sur le sort tragique des milliers d’enfants talibés, errant de jour comme de nuit, dans les rues de Dakar et des grandes villes du pays, forcés à la mendicité et exposés aux abus et à la violence». Car, pour l’organisme onusien «chacun d’entre nous est responsable pour mettre fin à cette situation». 
 
Et, pour relever ce défi de retirer tous ces enfants des rues du Sénégal, il appartient d’abord à «l’Etat de prendre des mesures de prévention sur le long terme, et de donner les ressources nécessaires pour l’assistance aux victimes et la répression contre les auteurs». Quant aux chefs traditionnels et religieux, il leur incombe de «prévenir et condamner les abus». Et, à charge pour «les citoyens de signaler et d’accompagner». L’Unicef qui appelle les travailleurs sociaux à assumer leur rôle «de secourir et réhabiliter», rappelle aux personnels judiciaires leur obligation «d’enquêter et de sanctionner». 
 
Pour l’Unicef les enfants talibés, autant que tous les autres enfants vivant au Sénégal doivent jouir sans exception, et de manière continue, des mêmes droits fondamentaux, tels que reconnus par l’Etat du Sénégal en ratifiant les Conventions internationales et traduits dans le droit positif sénégalais. D’ailleurs, «la décision historique prise par président de la République du Sénégal, en Conseil des ministres, le 22 juin 2016, de retirer tous les enfants de la rue a été saluée et considérée par la communauté nationale et internationale comme l’espoir de voir tous les enfants réhabilité et leur dignité restaurée». Hélas !
 
Au paravent, le gouvernement du Sénégal, après plusieurs années de réflexions et de consultations, a également produit un avant-projet de loi portant statut des daaras pour assainir et améliorer la qualité des services d’éducation offerts, et protéger les enfants talibés de la maltraitance, des abus, et de l’exploitation à travers la mendicité. Selon la source, ces deux initiatives illustrent la volonté de l’Etat du Sénégal à prendre des mesures nécessaires pour réaliser les droits de l’enfant conformément aux engagements pris à travers la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’enfant et la Charte Africaine des Droits et du Bien Etre de l’Enfant.
 
Suffisant pour que l’Unicef «appelle à l’accélération de la mise en œuvre de ces initiatives pour la protection des enfants talibés, et le retrait définitif des enfants de la rue et leur réinsertion dans leurs familles. Chaque enfant compte. Un enfant, un citoyen, un Sénégal émergent».
 
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