| MEDIAS |
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| Wade met en veilleuse le Code de la presse et la loi d’amnistie fiscale des organes ? |
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| Publié le 02/01/2012 | 03H54 GMT par Abdoulaye THIAM
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| Ceux qui s’enthousiasment à l’idée d’avoir un nouveau code de la presse chers au ministre de la communication, Moustapha Guirassy et au Secrétaire général du Synpics, Mme Diatou Cissé Badiane, ainsi qu’une loi d’amnistie fiscale des organes de presse, n’ont qu’à déchanter. |
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Pour cause ! Le président de la République, qui soutient avoir fait passer ces deux projets de loi comme lettre à la poste, en Conseil des ministres, a annoncé curieusement, que ses députés y opposent un “veto“.
Il a fait la révélation, samedi dernier lors de la traditionnelle adresse à la Nation. A cet effet, Abdoulaye Wade a indiqué que ces deux faits méritent d’être soulignés.
Ainsi dit-il, “sur le projet de code consensuel entre Gouvernement et représentants de la presse, passé sans débat au Conseil des Ministres ne rencontre pas l’assentiment des députés à cause du principe de la dépénalisation des délits de presse que j’y avais introduit. Nous allons devoir avancer car c’est la seule clause qui empêche l’adoption du texte. Pour les députés, le journaliste est un citoyen comme un autre et devrait donc répondre de ses actes, comme tout le monde, devant le tribunal pénal“.
Par la même occasion Wade s’est pourtant vanté du fait “qu’il n’y a pas de journaliste en prison au Sénégal pas plus qu’il n’y a de détenu politique“. Quid de l’intimidation avec les convocations sans cesse devant la DIC ? Il n’en fait pas allusion.
Sur la demande d’amnistie fiscale de la presse, après avoir souligné que cette dernière “croule généralement sous les dettes et même paie difficilement les employés“, Wade rappelle là aussi, que le projet a été adopté en Conseil des Ministres mais le Gouvernement tente de convaincre l’Assemblée qui est très réticente. “Là aussi, il nous faudra avancer“, indique-t-il.
Un argument difficile à comprendre si l’on sait que l’Assemblée nationale n’est autre qu’une caisse à résonnance des Wade. Ce n’est pas Macky Sall qui nous démentira. Quand Wade a voulu se débarrasser de l’ancien président de l’Assemblée, élu comme lui, ce sont les députés eux-mêmes qui ont utilisé pour légitimer la forfaiture.
Quid du projet de loi sur le ticket ayant abouti à la naissance du mouvement du 23 juin ? N’eut été la détermination du peuple sénégalais, les députés de Wade allaient voter sans réfléchir le projet de loi.
La réalité, c’est que le Chef de l’Etat pensait qu’en acceptant ces deux projets, les journalistes allaient mettre la pédale douce et lui caresser dans le sens du poil. Que nenni ! La presse refuse d’être bâillonnée. Ce qui a poussé Wade à revoir ses copies.
D’ailleurs, il n’a pas manqué comme à l’accoutumé de s’attaquer aux médiats. “En raison de la forte concurrence dans le secteur, souligne-t-il, les journalistes n’ont rien trouvé de mieux que des titres accrocheurs avec souvent, un étonnant déphasage entre le titre et l’article de l’intérieur du journal“.
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